LES PREDICTIONS DE NOSTRADAMUS
Michel de Nostradamus est né en décembre 1503 à Saint-Rémy, en Provence. Issu d'une famille aisée, il vécut dans une époque agitée par la religion, la politique et la médecine.
L'église catholique était dans sa période répressive avec l'Inquisition. Un peu partout des soldats harcelaient et arrêtaient quiconque selon leur bon plaisir. Ceux qui étaient en désaccord avec l'Eglise devaient éviter tout contact avec les prêtres inquisiteurs, qui purgeaient la chrétienté de tous les hérétiques.
Nostradamus était d'origine juive, ce qui le rendait d'emblée suspect aux yeux de l'Inquisition, qui poursuivait le judaïsme. L'astrologie et l'alchimie étaient toutes deux interdites. La prophétie était-elle aussi tout à fait hérétique, aux yeux de l'Eglise.
La vie de Nostradamus fut sans cesse menacée. L'originalité de sa conduite et de ses idées le contraignit périodiquement à prendre la route pour échapper aux autorités.
Depuis sa jeunesse, sa famille lui enseigna les arts de l'alchimie. Il avait de grandes dispositions pour les mathématiques et l'astrologie. Pour pouvoir vivre correctement, son père insista pour qu'il étudie la médecine à l'université. En 1525, il passa ses examens avec succès et quitta Montpellier pour combattre la peste qui faisait des ravages en Europe. Déjà ses méthodes de travail étaient jugées scandaleuses pour l'époque. A défaut de saignées, qui précipitaient le malade vers la mort plus rapidement, Nostradamus pratiquait une médecine plus proche de notre médecine actuelle.
Il avait toujours une pastille à la rose en train de fondre sous sa langue et ses vêtements étaient toujours propres. De cette manière, il put prodiguer ses soins à des milliers de malades qui guérirent mais, aussi ,sans attraper cette maladie.
En 1564, Nostradamus avait atteint le sommet de sa célébrité et en juin 1566, alors qu'il revenait de l'Ambassade d'Arles, il fut pris d'un sévère accès de goutte. Il savait sa fin proche et établit un dernier testament ; son lit fut transporté, selon ses instructions, dans la pièce qu'il préférait : le bureau en haut de la maison. Le 1er juillet, il reçut les derniers sacrements. La dernière nuit, il demanda qu'on le laisse seul. Son aide et ami, Chavigny, lui demanda s'ils se reverraient le lendemain. Le prophète lui répondit " tu ne me trouvera pas vivant au point du jour". Le lendemain, il le trouva mort, comme il l'avait prédit. Il fut enseveli en position verticale dans un mur de l'église des Cordeliers de Salon-de-Provence, comme il l'avait mentionné dans ses dernières volontés, "pour qu'aucun poltron imbécile ne piétine la tombe".
les Centuries
Installé dans sa maison de Salon de Crau, comme il dit à cette époque, Nostradamus rédige la première partie des Centuries.
Ses outils de travail sont l'astrolabe, des instruments de médecine et de pharmacie et surtout, une riche bibliothèque.
En esprit universel, Nostradamus se préoccupe aussi bien de théologie, de philosophie, de médecine que d'ésotérisme. Et s'il puise son savoir dans les livres, il lit l'unité du monde dans les Astres !L'Astrophile Nostradamus vérifie, dans le ciel, le cycle de l'aventure humaine.
Il suit le jeu des cinq planètes et des deux grands luminaires qui passent dans le plan de l'écliptique, visitant les douze constellations qui composent le Zodiaque.
Il observe les figures géométriques créées par ces planètes et en déduit comment, par les Lois des oppositions et des complémentarités, les dieux, maîtres de ces planètes, enfantent nos maux et nos bienfaits !Avant même la publication des Centuries, l'Astrologie médicale et judiciaire assure la fortune du mage de Salon car conscient de l'unité vivante de l'univers, il sait lire dans les étoiles la justification d'une maladie ou d'un acte par le rapport qui les lie l'un à l'autre.
En effet le monde est conçu comme un jeu de miroirs qui se répondent, tel un dialogue d'étoile à étoile et entre les étoiles et les hommes comme dans la "Conversation hermétique" de Basile Valentin.
Alors, écrit Ficin : "le nom de mage désigne un sage, prêtre et interprête de la nature.
Le Mage scrute cette harmonie de l'Univers, en perçoit les vibrations et nous donne une traduction !La venue de Catherine de Médicis et Charles IX à Salon-de-Provence, le 17 octobre 1564, avec toute la Cour, a définitivement marqué la carrière de Nostradamus et la mémoire des hommes.
Les conseils prodigués par l'Astrologue "Kabbaliste" à Catherine, Reine de France, l'aidèrent à maintenir l'unité du Royaume au milieu des tempètes qu'il traversa.
Le jeune roi Charles IX se souvenant de l'estime portée par son père à Nostradamus, le nomma conseiller et médecin ordinaire du Roi !Hormis ses almanachs, Nostradamus nous a légué quatre oeuvres majeures :
- pour la médecine, la paraphrase de Galien.
- pour la "pharmacaitrie", le traité des fardements et des confitures.
- pour l'ésotérisme, les hiéroglyphes d'Orus Apollo (manuscrit).
- pour les prophéties, les Centuries (première édition en 1555).
Comparable aux cinq corps parfaits que Platon affectionnait, l'oeuvre de Nostradamus est complète, vivante, éternellement contemporaine, énigme présente à tous les tournants de
Nostra Damus : nous donnons ce que nous avons, c'est-à-dire nous transmettons notre Savoir !
" le Temps n'est Rien, vouloir Aimer, c'est Tout. "
Comme toujours avec Nostradamus, il faut faire preuve d'une certaine réserve. Son style obscur et son vocabulaire, mélange de vieux français, de latin et de provençal, donne aux exégètes une grande liberté d'interprétation. Nostradamus est un « virtuose de l'ambiguïté », qui a multiplié les anagrammes, les symboles, les références mythologiques et crypté tous ses quatrains à l'aide de figures de style.
Cette ambiguïté omniprésente favorise évidemment des interprétations très subjectives. Les Centuries ne sont aucunement explicites, et tout évènement cadrant a posteriori avec l'une des multiples interprétations d'un paragraphe est présenté comme l'interprétation juste - plusieurs interprétations "justes" d'une même prophétie cohabitant parfois chez les mêmes exégètes.
Source : Wikipedia